| L'ALLIANCE DANS LA LUTTE INTELLECTUELLE
L'alliance sanglante entre Darwin et Hitler
Le nazisme est né suite au chaos dans lequel se
trouvait l'Allemagne après la défaite de la première guerre mondiale.
Le chef du parti nazi fut le revanchard et agressif Adolf Hitler.
La vision du monde d’Hitler reposait sur le racisme. Il croyait
que la race aryenne, la race pure de la nation allemande, était
supérieure aux autres races et devait donc régner sur elles. Il
rêvait d'un empire universel peuplé par des individus de race aryenne
qui règnerait sur une période de 1.000 ans.
Les théories racistes d'Hitler trouvèrent un soutien
scientifique dans la doctrine évolutionniste de Darwin.
L’homme qui a le plus influencé Hitler, l'historien
raciste allemand Heinrich von Treitschke, fut fortement impressionné
par la théorie de l'évolution de Darwin. Il écrivit que "les
nations peuvent seulement se développer par une compétition violente,
comme dans la théorie de la survie du mieux adapté de Darwin"
et déclara que cela signifiait une guerre durable et inévitable.
Selon lui, "vaincre par l'épée est un moyen de remplacer la
barbarie par la civilisation et l’ignorance par la connaissance".
Il indiqua aussi que "les races jaunes ne possédaient ni capacité
artistique, ni liberté politique. Le destin des races noires était
de servir les blancs et d’être la cible de la haine des blancs pour
toujours…" (Alaeddin Senel, Irk ve Irkçilik Düsüncesi, Ankara:
Bilim ve Sanat Yayinlari, 1993, pp. 62-63)
Hitler s'est inspiré pour développer ses théories,
comme Treitschke, de Darwin et particulièrement de son idée sur
la lutte pour la survie. Le titre de son célèbre livre Mein Kampf
(Ma lutte) fut inspiré de cette notion de combat pour la survie.
Comme Darwin, Hitler attribua aux races non-européennes le statut
de singes et de même ajouta: "Emportez les Allemands nordiques
et il ne restera rien mis à part une danse de singes." (Carl
Cohen, Communism, Fascism and Democracy, Random House, New York,
1972)
Au rassemblement du parti de Nuremberg en 1933,
Hitler proclama: "Une race supérieure se doit de soumettre
une race inférieure… Ce droit, que nous observons dans la nature,
peut être considéré comme l'unique droit concevable parce qu'il
était basé sur la science." (J. Tenenbaum, Race and Reich,
Twayne Pub., New York, p. 211)
Hitler, qui croyait en la supériorité de la race
aryenne, pensait que cette supériorité lui avait été offerte par
la nature. Dans Mein Kampf, il écrivit:
Les juifs forment une race sous-humaine, ils
sont prédestinés par leur héritage biologique au mal, tout comme
la race nordique est prédestinée à la noblesse… L'histoire culminera
dans un nouvel empire millénaire de splendeur inégalée basé sur
une nouvelle hiérarchie raciale prescrite par la nature elle-même.
(L. H. Gann, "Adolf Hitler, The Complete Totalitarian",
The Intercollegiate Review, Fall 1985, p. 24; cité par Henry M.
Morris dans The Long war Against God, Baker Book House, 1989,
p. 78)
Hitler pensait que les êtres humains étaient des
animaux hautement développés. De plus, il ne voulait pas laisser
aux forces naturelles et à la chance, en un mot au hasard, de contrôler
l'évolution. Il prit donc lui-même en main la gestion du développement
de la race humaine. Ceci était le but suprême du mouvement nazi.
Pour réaliser ce but, le premier pas était de séparer et d'isoler
les races inférieures de la race aryenne "supérieure".
Les nazis ont alors mis en pratique le darwinisme
et se sont inspirés de "la théorie de l’eugénisme" qui
trouve elle-même sa source dans le darwinisme.
La théorie de l’eugénisme est
basée sur les idées de Darwin
La théorie de l’eugénisme, apparue dans la première
moitié du 20ème siècle, prônait l’amélioration de la race humaine
par l'élimination des malades et des handicapés, soit en augmentant
le nombre d'individus sains. Selon la théorie de l’eugénisme, la
race humaine pourrait être améliorée de la même manière que la race
animale, soit par l'accouplement d’animaux les plus sains et les
plus forts.
Comme on pouvait s'y attendre, ceux qui avançaient
le programme de l’eugénisme étaient tous darwinistes. A cette époque,
deux des dirigeants anglais étaient François Galton, le cousin de
Charles Darwin, et Léonard Darwin, son fils.
Il est clair que l'idée de l’eugénisme résulte
naturellement du darwinisme. En fait, une importance spéciale fut
attribuée à cette relation dans les publications qui soutenaient
l'eugénisme, "l'eugénisme étant le contrôle de l’homme sur
sa propre évolution" disait-on.
Kenneth Ludmerer, un historien médical de l'Université
de Washington, nota que l'idée de l'eugénisme était aussi vieille
que celle de la République de Platon. Pourtant, il ajouta aussi
que le darwinisme était la source de la croissante propagation de
cette idée au 19ème siècle:
… La pensée eugénique moderne n’a surgi qu’au
dix-neuvième siècle. L'apparition de cette pensée pendant ce siècle
a de nombreuses racines. La plus importante est la théorie de
l'évolution, car les idées eugéniques de François Galton - l’inventeur
du terme eugénique - étaient une conséquence logique et directe
de la doctrine scientifique élaborée par son cousin, Charles Darwin.
(K. Ludmerer, Eugenics, Encyclopedia of Bioethics, édité par Mark
Lappe, The Free Press, New York, p. 457, 1978; cité par Jerry
Bergman dans Darwinism and the Nazi Race Holocaust, www.trueorigin.org/holocaust.htm)
En Allemagne, le célèbre biologiste évolutionniste
Ernst Haeckel fut le premier à s’inspirer de l’eugénisme et à le
répandre. Haeckel était un ami proche et un partisan de Darwin.
Pour soutenir la théorie de l'évolution, il avança l'idée de "récapitulation",
qui soutenait que les embryons de différentes créatures vivantes
se ressemblaient. Il s'est avéré plus tard que Haeckel avait falsifié
les données en avançant cette assertion.
D’une part, Haeckel contrefaisait des données scientifiques,
et de l’autre, il avançait la propagande eugénique. Il proposa que
les nouveau-nés handicapés soient immédiatement tués, afin d’accélérer
l'évolution de la société. Il est allé même plus loin, en proposant
que les lépreux, les cancéreux et les malades mentaux soient tués
sans douleur, afin de ne pas ralentir l’évolution et de ne pas être
un fardeau pour l’humanité.
Le chercheur américain George Stein résuma ainsi
l'allégeance aveugle d'Haeckel dans l’un de ses articles dans le
magazine American Scientist:
… (Haeckel) soutint que Darwin avait raison…
L’humanité s'était incontestablement développée à partir de l'espèce
animale. Haeckel prit une position fatale lors de la première
présentation du darwinisme en Allemagne en affirmant que l'existence
sociale et politique de l'humanité suivait les lois de l'évolution,
de la sélection naturelle et de la biologie, comme le montre clairement
Darwin. Argumenter autrement n’était, selon lui, que superstition
arriérée. (G. Stein, Biological science and the roots of Nazism,
American Scientist 76(1): p. 54, 1988; cité par Jerry Bergman,
dans Darwinism and the Nazi Race Holocaust, http://www.trueorigin.org/holocaust.htm)
Haeckel est mort en 1919. Mais les nazis héritèrent
de ses idées. Peu de temps après la montée au pouvoir d'Hitler,
un programme officiel d'eugénisme fut initié. Hitler a résumé sa
nouvelle politique par les phrases suivantes:
Dans un Etat populaire, la sélection humaine
jouera un rôle tout aussi important que l'éducation de l'esprit
et du corps… L'Etat portera la responsabilité de déclarer inapte
à la reproduction ceux qui seront clairement malades ou génétiquement
défectueux… Et (l’Etat) devra prendre cette responsabilité
sans aucune pitié, sans se soucier de savoir si les autres la
comprennent… Empêcher la reproduction de personnes aux corps dégénérés
ou psychiquement malades pour une durée de 600 ans générerait
une amélioration de la santé humaine inimaginable aujourd'hui.
Si la fertilité des membres les plus sains de la race était réalisée
et organisée, il se développerait une race qui aurait perdu les
graines de décrépitude physique et spirituelle que nous portons
maintenant. (Adolf Hitler, Mein Kampf, München: Verlag
Franz Eher Nachfolger, 1993, p. 44, 447-448; cite par A.E. Wilder
Smith dans Man's Origin Man's Destiny, The Word For Today
Publishing 1993, pp. 163-164)
Afin d’appliquer cette politique hitlérienne, les
malades mentaux, les handicapés, les aveugles de naissance, et ceux
qui souffraient de maladies génétiques dans la société allemande
furent regroupés dans "des centres de stérilisation" spéciaux.
Ces gens furent considérés comme des parasites nuisibles à la pureté
et au progrès évolutionniste de la race allemande. En fait, les
nazis commencèrent très vite à tuer, par ordre secret d'Hitler,
ces gens qu’il avait auparavant expulsés de la société.
Ces meurtres furent présentés comme étant parfaitement
raisonnables; ceux qui étaient considérés génétiquement inférieurs
furent perçus comme étant "d’inutiles" obstacles au développement
de la nation. Peu à peu, divers races et peuples furent inclus dans
le groupe des races inférieures. Les malades âgés, les sourds et
les muets furent également rajoutés à la liste ainsi que ceux qui
développaient des symptômes de jaunisse ou de déficiences mentales
sérieuses voire de maladies fatales. Après que l'athlète noir Jesse
Owens a gagné quatre médailles d'or aux Jeux Olympiques de Berlin
en 1936, Hitler, bien qu'il ait félicité tous les autres concurrents,
quitta le stade en refusant de féliciter Owens. Certains évolutionnistes
ont même soutenu que les femmes étaient, d’un point de vue évolutionniste,
inférieures aux hommes. Le Docteur Robert Wartenberg, qui est devenu
plus tard un important professeur de neurologie en Californie, essaya
de prouver l'infériorité des femmes en soutenant qu'elles ne pouvaient
survivre sans être "protégées par des hommes". Il a aussi
conclu que la vitesse de la sélection naturelle avait été plus lente
chez les femmes, car les plus faibles d’entre elles bénéficiaient
de la protection des hommes. C’est pour cela que la sélection naturelle
avait moins d’influence sur les femmes que sur les hommes. A la
lumière de ces développements, il fut interdit aux femmes de travailler
dans certains domaines en Allemagne nazie. (P. Weindling, Health,
Race and German Policies Between National Unification and Nazism
1870-1945, Cambridge University Press, Cambridge, MA, 1989,
cité par Jerry Bergman dans Darwinism and The Nazi Race Holocaust,
www.trueorigin.org/holocaust.htm)
Après le développement du darwinisme et de l'idée
de l'eugénisme en Allemagne, "les scientifiques raciaux"
ont ouvertement défendu le meurtre des membres et des segments non
désirables de la population. L’un de ces scientifiques, Adolf Jost,
a fait un appel au meurtre médical dans son livre publié en 1895,
Das Recht auf den Tod (Le droit à la mort). Jost soutenait que "l'Etat
devait prendre la responsabilité de la mort de certains individus
pour assurer la santé de l'organisme social". Adolf Jost
était le mentor d’Adolf Hitler et est apparu sur la scène politique
presque 30 ans plus tard. A ce sujet, Hitler écrivit: "L'Etat
se doit de veiller à ce que seuls les gens sains engendrent des
enfants. Il doit déclarer que tous ceux qui sont visiblement malades
ou qui ont hérité d’une maladie et ont donc des risques de la transmettre,
sont inaptes à la reproduction." (Theodore D. Hall, The
Scientific Background of the Nazi "Race Purification"
Program, http://www.trufax.org/avoid/nazi.html)
Conformément à une loi passée en 1933, 350.000
malades mentaux, 30.000 gitans, et des centaines d'enfants noirs
furent stérilisés par des méthodes telles que la castration, les
rayons x, les injections et les décharges électriques sur leurs
parties génitales. Un officier nazi s’exprima: "Le National-socialisme
n'est rien d’autre que de la biologie appliquée." (Theodore
D. Hall, The Scientific Background of the Nazi "Race Purification"
Program, http://www.trufax.org/avoid/nazi.html)
Tout en essayant d’accélérer le développement de
la race allemande par le meurtre et par des politiques impitoyables
contre des innocents, Hitler mettait aussi en pratique un autre
axiome eugénique. Les hommes et femmes blonds aux yeux bleus, considérés
comme les représentants de la race allemande, furent encouragés
à avoir des rapports sexuels pour avoir des enfants. En 1935, des
fermes de reproduction spéciales furent établies à cette fin. Ces
fermes, où étaient installées des jeunes filles se conformant aux
critères raciaux, étaient fréquemment visitées par des unités de
SS. Les enfants illégitimes nés de ces relations seraient dès lors
élevés pour devenir les soldats du royaume allemand qui devait régner
pendant 1.000 ans.
L'aberration du concept nazi
de la race aryenne
Les nazis ont à nouveau utilisé des concepts darwinistes
pour prouver la prétendue supériorité de la race aryenne. Darwin
avait défendu l’idée que la taille des crânes des hommes grandissait
plus ils se développaient. Les nazis ont embrassé cette idée avec
acharnement et se sont mis à prendre des mesures de crâne pour prouver
que la race allemande était supérieure. Des comparaisons montrant
que les crânes allemands étaient plus grands que ceux des autres
races se firent dans les quatre coins de l’Allemagne nazie. Les
dents, les yeux, les cheveux et d'autres variables furent évalués
avec l’aide de méthodes de mesures évolutionnistes. Les individus
qui ne se conformaient pas aux mesures de la race allemande seraient
exterminés au nom du principe eugénique.
Toute cette folie fut effectuée au nom de l'application
des principes du darwinisme social. L'historien américain Micheal
Grodin, auteur du livre The Nazi Doctors and The Nuremberg Code
(Les docteurs nazis et le code de Nuremberg), nous en révèle
la réalité:
Je pense qu'il y avait un accord total entre
l'idéologie nazie, le darwinisme social et l'hygiène raciale telle
qu'elle s'est développée en début du 20ème siècle.
(John J. Michalczyk (éditeur), Nazi Medicine: In The Shadow of
The Reich (film documentaire), First Run Features, New York, 1997)
George Stein commenta:
Le National-socialisme était en fin de compte
la première tentative entièrement consciente visant à organiser
une communauté politique sur une base bio-politique explicite:
une bio-politique entièrement conforme aux faits scientifiques
de la révolution darwinienne. (George J. Stein, "Biological
Science and the Roots of Nazism", American Scientist,
vol. 76, janvier/février 1988, p. 52)
Le célèbre évolutionniste Sir Arthur Keith remarqua,
à propos d'Hitler, que:
Le Führer allemand est un évolutionniste;
il a consciemment cherché à mettre en pratique la théorie de l’évolution
en Allemagne. (Sir Arthur Keith, Evolution and Ethics,
New York: G.P. Putnam's Sons, 1947, p. 14)
Robert Clarke, auteur du livre Darwin: Before
and After (Darwin: avant et après), conclut qu’Adolf Hitler
"… était captivé par l'enseignement évolutionniste, probablement
depuis qu’il était enfant. Hitler pensait qu'une race supérieure
vaincrait toujours une race inférieure". (Robert Clark, Darwin:
Before and After, Grand Rapids International Press, Grand
Rapids, MI, 1958. p. 115) La philosophie politique de l'Allemagne
nazie prit forme sous l'influence des idées d'Hitler.
Joseph Tenenbaum, auteur du livre Race and Reich
(La race et le Reich), nota que la philosophie politique de l'Allemagne
fut construite sur l'idée du progrès évolutionniste:
… Toutes les notions et observations concernant
la lutte, la sélection et la survie du mieux adapté ont été développées
par Darwin… Mais elles ont porté leurs fruits dans la philosophie
sociale allemande du 19ème siècle. Ainsi s’est développée la doctrine
du droit inhérent de l'Allemagne de gouverner le monde sur la
base de la force supérieure (avec un) rapport "de marteau
et d’enclume" entre le Reich et les nations plus faibles.
(A. Keith, Evolution and Ethics, G. P. Putnam's Sons, New
York, p. 230, 1946, cité par Jerry Bergman dans Darwinism and
the Nazi Race Holocaust, www.trueorigin.org/holocaust.htm)
Adolf Hitler n'était pas seul dans sa "guerre
d'évolution idéologique". Heinrich Himmler, le chef de la Gestapo,
déclara que "la loi de la nature devra suivre son cours pour
la survie du mieux adapté". En fait, tous les dirigeants nazis
étaient adeptes des théories de l'évolution et du racisme germanique,
comme l’étaient la plupart des scientifiques et industriels allemands
pendant ces années sombres. (Francis Schaeffer, How Shall We
Then Live?, Old Tappan, N.J.: Revell, 1976, p. 151; cité par
Henry M. Morris dans The Long war Against God, Baker Book House,
1989, p. 78)
La haine d'Hitler contre la
religion
Une raison supplémentaire pour qu’Hitler ait adopté
la théorie de l'évolution est qu’il voyait la théorie comme une
arme contre la religion. Hitler détestait les religions divines.
Les vertus morales de la compassion, de la pitié et de l'humilité
ordonnées par les religions divines, représentaient un grand obstacle
pour le genre de guerrier aryen impitoyable que les nazis voulaient
créer. C’est pour cette raison qu’une fois que les nazis ont été
au pouvoir, soit en 1933, ils essayèrent de diriger la société allemande
vers ses anciennes croyances païennes. Le svastika, symbole païen,
illustra ce retour. Les cérémonies nazies organisées dans les quatre
coins de l'Allemagne étaient un retour aux rites païens antiques.
Ainsi, l'idée de l'évolution, héritage de cultures païennes, s’est
extrêmement bien adaptée à l'idéologie nazie. Hitler nous dévoila
son attitude envers le Christianisme lorsqu’il déclara franchement
que:
La religion est un mensonge organisé qui doit
être détruit. L'Etat doit devenir le maître absolu. Quand j'étais
plus jeune, je pensais qu'il était nécessaire de détruire la religion
avec de la dynamite. Je me suis depuis lors rendu compte qu’un
peu de subtilité serait de mise. L'étape finale doit se jouer
… à St. Pierre… où règne un officier sénile et où quelques vieilles
femmes sinistres lui font face… Les jeunes et les bien-portants
seront de notre côté… Notre peuple a vécu sans religion avant.
J'ai six divisions de SS absolument indifférentes à la religion.
(A. Hitler, Hitler's Secret Conversations 1941-1944, With an
introductory essay on The Mind of Adolf Hitler by H.R. Trevor-Roper,
Farrar, Straus and Young, New York, p. 117, 1953; cité par Jerry
Bergman dans Darwinism and the Nazi Race Holocaust, http://www.trueorigin.org/holocaust.htm)
 |
| Hitler |
Dans son livre The Scientific Origins of National
Socialism (Les origines scientifiques du National-socialisme),
Daniel Gasman nous révèle les racines de la haine d'Hitler contre
la religion:
Hitler a choisi l'évolution biologique comme
arme principale pour lutter contre la religion traditionnelle.
De plus, il a condamné le Christianisme à cause de son opposition
à l'enseignement de l'évolution… Pour Hitler, l'évolution était
le symbole de la science et de la culture modernes. (Daniel Gasman,
The Scientific Origins of National Socialism: Social Darwinism
in Earnest Haeckel and the German Monist League, New York:
American Elsevier Press, 1971, p. 168)
En réalité, la cause fondamentale des catastrophes
innombrables du 20ème siècle était le fait que des personnes telles
qu'Hitler et les nazis n’avaient pas la foi. Ces gens qui niaient
l'existence de Dieu et croyaient que les hommes évoluaient pour
devenir des animaux développés, considéraient qu’ils n’avaient de
comptes à rendre à personne. Etant donné qu’ils ne craignaient pas
Dieu et le jugement dernier, il n’existait aucune limite à leur
immoralité et à leur tyrannie; c'est ainsi qu’ils ont impitoyablement
tué des millions de gens. L'exemple d'Hitler illustre clairement
les difficultés et les douleurs qui naquirent dans une société sans
religion. Tous ceux qui ont couvert de sang le 20ème
siècle, parmi eux Hitler, Staline, Mao Tsé Toung, Pol Pot, Franco,
Mussolini et les autres, étaient irréligieux. Il nous faut tirer
une leçon des cauchemars qui naquirent dans les sociétés non-religieuses.
Par contre, ceux qui craignent Dieu et vivent en
conformité avec la morale du Coran apportent toujours la paix, le
calme, la sécurité et l'abondance à une société. Les gens fidèles
à la religion de Dieu ne perturbent jamais l'ordre du monde. Au
contraire, ils encouragent toujours la compassion, la pitié, l'amitié,
la fidélité et la coopération.
Les catastrophes causées par
le fasciste darwiniste Mussolini
Le contemporain et allié d’Hitler, Mussolini, s’est
aussi servi des assertions et des concepts darwinistes pour établir
un système impérialiste et fasciste en Italie.
Mussolini était un darwiniste de souche, il pensait
que la violence était une force propulsive dans l'histoire et que
la guerre menait à la révolution. Pour lui, "la réticence de
l'Angleterre à s'engager dans la guerre prouvait seulement la décadence
évolutionniste de l'empire britannique". (Robert E.D. Clark,
Darwin: Before and After, Londres: Paternoster Press, 1948,
p. 115, cité par Henry M. Morris dans The Long War Against God,
Baker Book House, 1989, p. 81)
L’entête du magazine Il Popolo d'Italia
(Le peuple d'Italie), qu'il fonda avec l'aide financière du gouvernement
français, était la suivante: "Celui qui détient le fer aura
aussi du pain." Autrement dit, il disait aux gens qu'ils avaient
besoin de déclarer la guerre pour être capable de remplir leur estomac.
Mussolini a choisi une hache comme symbole du fascisme et du parti
fasciste; la hache représentait la guerre, la violence, la mort
et le massacre.
La conduite agressive et violente de Mussolini,
typique des fascistes, est décrite dans un livre de Denis Mack Smith.
Smith écrivit que l'une des croyances inchangeables de Mussolini
était l'agression; son instinct fondamental était de recourir à
la violence. (Denis Mack Smith, Mussolini, p. 14)
Comme celles d’autres fascistes-darwinistes, la
politique guerrière, agressive et opprimante de Mussolini a causé
le massacre de centaines de personnes, qu’il a abandonnées sans
maison ni famille tout en ruinant différents pays. La violence et
l'oppression furent appliquées en Italie aussi bien que dans d’autres
pays à l’aide des chemises noires. En 1935, Mussolini occupa l'Ethiopie
et extermina 15.000 personnes en l’espace de 6 ans. Il n’a de plus
pas tardé d’essayer de justifier l'occupation de l'Ethiopie. Selon
Mussolini, les Ethiopiens étaient inférieurs parce qu'ils étaient
de race noire; cela devait être un honneur pour eux d’être dirigés
par une race supérieure telle que la race italienne.
D'autre part, Mussolini a perpétué l'oppression
de musulmans qui avait commencé avec l’occupation de la Libye par
l’Italie le 3 octobre 1911; il y intensifia effectivement les attaques
contre les musulmans. L'occupation ne s’est terminée qu’avec la
mort de Mussolini, par un accord signé le 10 février 1947. Pendant
cette période, 1,5 millions de musulmans furent martyrisés et des
centaines de milliers furent blessés.
Mussolini, connu dans l'histoire pour sa cruauté,
décrivit le fascisme de la manière suivante lors d’un discours:
Le fascisme n'est plus synonyme de libération,
mais de tyrannie; cela ne signifie pas non plus la sauvegarde
de la nation, mais la défense des intérêts privés. (John P. Diggins,
Mussolini and Fascism, Princeton University Press, 1972,
p. 15)
Comme nous l’avons vu dans les exemples d'Hitler
et de Mussolini, selon l’idéologie fasciste, le plus fort et le
plus cruel a toujours raison et est toujours supérieur. Pour les
fascistes, la seule voie qui mène au succès et au développement
est la force brutale, l'agression, la violence, et la guerre. Cela
nous rappelle étrangement les propos de Darwin qui disait "que
le fort survive, que le faible meurt". Ces idées ont jeté des
millions dans la souffrance.
Le fasciste Franco et l'oppression
qu’il a exercée en Espagne
 |
| Franco |
Franco fut lui aussi un des oppresseurs fascistes
qui transforma le 20ème siècle en un lac de sang. Il
organisa le mouvement phalangiste en Espagne avec le soutien des
fascistes darwinistes Hitler et Mussolini. Les phalangistes ont
causé de grandes souffrances et ont opprimé de nombreux Espagnols.
Franco a entraîné son peuple dans la guerre civile, tournant frère
contre frère et père contre fils.
Pendant la guerre civile espagnole, une moyenne
de 250 personnes étaient tuées chaque jour à Madrid, 150 à Barcelone
et 80 à Séville. Certaines exécutions se faisaient en enfonçant
des clous dans la tête des gens. Des massacres impitoyables ont
pris place partout dans le pays. Dans un petit village de montagne
au nord de Madrid, par exemple, 31 villageois furent arrêtés parce
qu'ils n'avaient pas voté pour Franco, 13 d'entre eux furent emmenés
en camion et tués sur le bord de la route. Les fascistes sont entrés
dans une ville de 11.000 habitants près de Séville et ont tué plus
de 300 personnes. Le résultat de cette violence continuelle fut
la mort d‘environ 800.000 personnes durant la guerre civile dont
l’exécution de 200.000 personnes par ordre direct de Franco. Des
millions de plus furent blessés ou mutilés.
Franco offre à Hitler la population
d'un village entier pour tester ses armes!
Les plus grands partisans du fasciste Franco pendant
la guerre civile espagnole furent sans aucun doute Hitler et Mussolini.
Franco, de son côté, n’a pas laissé ses alliés les mains vides:
il a réalisé l’un des accords les plus cruels et les plus impitoyables
de l'histoire, en offrant de petites villes comme Guernica aux nazis
pour qu’ils puissent y tester leurs nouvelles armes.
Le matin du 5 mai 1937, les habitants de la petite
ville de Guernica ne se sont pas réveillés; la ville fut la cible
de bombardiers géants armés de tonnes de bombes, nouveaux miracles
de la technologie nazie. La ville avait été abandonnée par Franco
aux essais des avions nazis. (Çagdas Liderler Ansiklopedisi,
vol. 2, p. 669)
Cet événement n’était qu’un des produits de cette
mentalité tordue qui considérait les êtres humains comme des animaux
de laboratoire. Cette approche, qui a abandonné des milliers de
gens à la mort pour le seul but de tester la puissance de nouvelles
armes, et qui a mutilé, blessé et torturé des milliers d'autres,
existe toujours aujourd'hui sous des aspects différents. Tout ceci
durera tant que la philosophie darwiniste perdurera, tant que les
hommes seront considérés comme une espèce animale, et tant que la
guerre sera considérée le meilleur moyen pour atteindre le progrès.
Le rôle préparatoire du darwinisme
pour la première et la deuxième guerres mondiales
Dans son livre, Europe Since 1870 (L'Europe
depuis 1870), le célèbre professeur d’histoire britannique James
Joll considère l’adhérence des chefs d’état européens au darwinisme
comme étant l’un des facteurs menant à l'éruption de la première
guerre mondiale:
Jusqu’ici, nous avons vu la façon dont les idées
de Darwin ont influencé l'impérialisme de la fin du 19ème
siècle. Pourtant, il est important de comprendre combien la doctrine
de la lutte pour l'existence et de la survie du mieux adapté fut
littéralement embrassée par la majorité des chefs d’état européens
dans les années précédant la première guerre mondiale. Le chef
d'état-major austro-hongrois, le Baron Franz Conrad von Hoetzendorff,
par exemple, écrivit dans ses mémoires d’après guerre:
"Les religions philanthropiques, les enseignements
moraux et les doctrines philosophiques peuvent parfois servir
à affaiblir la forme la plus brute de la lutte de l'humanité pour
l'existence, mais ne réussiront jamais à l’empêcher d’être le
fil conducteur du monde… En accord avec ce principe, la catastrophe
de la guerre mondiale est le résultat des forces motrices des
Etats et des peuples, comme un orage qui doit par nature se décharger."
Dans ce contexte idéologique, il devient plus
facile de comprendre l'insistance de Conrad sur la nécessité d'une
guerre préventive pour préserver la monarchie austro-hongroise.
Nous avons aussi constaté que ces vues ne se
trouvaient pas que parmi les figures militaires. Max Weber, par
exemple, s'est aussi profondément intéressé à la lutte internationale
pour la survie. Kurt Riezler, assistant et confident du chancelier
allemand Theobald von Bethmann-Hollweg, écrivit en 1914:
"L'hostilité éternelle et absolue est fondamentalement
inhérente aux relations entre peuples; de plus, l'hostilité que
nous observons partout … n'est pas le résultat d'une perversion
de la nature humaine, c’est l'essence du monde et la source de
la vie elle-même." (James Joll, Europe Since 1870: An
International History, Penguin Books, Middlesex, 1990, p.
164)
Friedrich von Bernhardi, général pendant la première
guerre mondiale et social-darwiniste allemand, se trouvait parmi
ces personnages. "La guerre", a déclaré Bernhardi, "est
une nécessité biologique; elle est aussi indispensable que la lutte
des éléments de la nature; elle permet de prendre une décision qui
soit biologiquement juste, puisque ses décisions se trouvent dans
la nature des choses". (M.F. Ashley-Montagu, Man in Process,
New York: World. Pub. Co. 1961, pp. 76-77 cité par Bolton Davidheiser,
W E Lammers (ed) dans Scientific Studies in Special Creationism,
1971, pp. 338-339)
Comme nous venons de le voir, les penseurs, généraux
et dirigeants européens sont responsables de la première guerre
mondiale. Selon eux, faire la guerre, verser du sang, souffrir,
et infliger la souffrance étaient une sorte "de développement",
comme une loi immuable de la nature. L'inspiration idéologique qui
entraîna la ruine d’une génération entière n'était rien d'autre
que les concepts de Darwin, comme celui de "la lutte pour la
vie" et celui "des races favorisées". Deux ans après
les déclarations de Bernhardi, la première guerre mondiale, qui
était supposée mener à un développement (!) biologique, éclata,
laissant derrière elle 8 millions de morts, des centaines de villes
en ruines et des millions de blessés, mutilés, chômeurs et sans-logis.
Le darwinisme fut de plus la source de la guerre engendrée par les
nazis qui causa la mort d'environ 50 millions de personnes.
Hitler lui-même a souvent relié ses politiques
de guerre et de génocide au darwinisme. Il n’attachait pas de l’importance
à la guerre que parce qu’elle éliminait les races plus faibles,
mais aussi parce qu'elle était un outil pour se débarrasser des
membres les plus faibles de la race supérieure. L’Allemagne nazie
prônait donc aussi la guerre parce qu'elle constituait, selon eux,
une étape essentielle pour le progrès de la race.
L’évolutionniste A. E. Wiggam expliqua, dans un
livre publié en 1922, l’idée sur laquelle Hitler a fondé sa politique,
soit que "la guerre permet le développement des hommes",
de la manière suivante:
… Autrefois, l’homme avait un cerveau à peine
plus grand que celui de ses cousins anthropoïdes, les singes.
Cependant, en donnant des coups de pied, en mordant, en se
battant … en surpassant ses ennemis et parce que les faibles furent
tués, le cerveau de l'homme est devenu énorme et il a pu croître
dans le sens de la sagesse et de l’agilité autant que dans sa
dimension… (A.E. Wiggam, The New Dialogue of Science, Garden
Publishing Co., Garden City, NY, p. 102, 1922; cité par Jerry
Bergman dans Darwinism and the Nazi Race Holocaust, http://www.trueorigin.org/holocaust.htm)
Hitler, qui obtint l'appui d’évolutionnistes comme
Wiggam, percevait la guerre comme une obligation pour ceux qui voulaient
survivre. Dans Mein Kampf, il écrivit:
Le monde naturel en entier est une lutte puissante
entre la force et la faiblesse - une victoire éternelle du fort
sur le faible. Il n'existerait rien d'autre que la déchéance dans
la nature s'il n'en était pas ainsi. Celui qui veut vivre doit
se battre. Celui qui ne veut pas se battre dans un monde où la
lutte permanente est la loi de vie, n'a pas le droit d'exister.
Penser autrement serait "insulter" la nature. La détresse,
la misère et la maladie en seraient les conséquences. (Robert
Clark, Darwin: Before and After, Grand Rapids International
Press, Grand Rapids, MI, 1958., pp. 115-116; cité par Jerry Bergman
dans Darwinism and the Nazi Race Holocaust, http://www.trueorigin.org/holocaust.htm)
Quand l’idée de la loi du plus fort fut acceptée
comme loi naturelle et qu’elle fut adaptée aux sociétés humaines,
les guerres commencèrent à être considérées comme une nécessité
du développement de l’humanité. Hitler, par exemple, avait attribué
la grandeur de l'Allemagne au fait qu’elle éliminait ses membres
les plus faibles par la guerre depuis des siècles. Bien que les
Allemands ne soient pas du tout étrangers à la guerre, cette nouvelle
explication "scientifique" leur permit de justifier leur
politique guerrière.
Hitler déclara ailleurs que "la civilisation
humaine, telle que nous la connaissons, n'existerait pas sans un
état de guerre constant". (Jerry Bergman, Darwinism
and the Nazi Race Holocaust, http://www.trueorigin.org/holocaust.htm)
Haeckel proposa la mise en ¶uvre des méthodes
sauvages des Spartiates, l’une des cité-Etats de la Grèce Antique.
Il écrivit qu’"en tuant tous sauf 'les enfants parfaitement
sains et forts', les Spartiates avaient continuellement été forts
et vigoureux". (Earnest Haeckel, The History of Creation:
Or the Development of the Earth and Its Inhabitants by the Action
of Natural Causes, Appleton, New York, 1876, p. 170; cite
par Jerry Bergman dans Darwinism and the Nazi Race Holocaust,
http://www.trueorigin.org/holocaust.htm)
La guerre était considérée comme "régulateur
indispensable" des populations en Allemagne aussi bien que
dans toute l'Europe. "S’il n’existait pas de guerre",
écrivit le social-darwiniste Friedrich Von Bernhardi, "nous
serions probablement obligés de constater que les races inférieures
et dégénérées surpasseraient celles qui sont saines et jeunes grâce
à leur richesse et à leurs nombres. L'importance générative de la
guerre est qu’elle cause la sélection naturelle et devient ainsi
une nécessité biologique". (Theodore D. Hall, The Scientific
Background of the Nazi "Race Purification" Program, http://www.trufax.org/avoid/nazi.html)
Comme nous avons vu jusqu'ici, Hitler et les idéologues
nazis qui l'ont soutenu, inspirés par les idées de Darwin, considéraient
la guerre comme une nécessité. En mettant cette nécessité en pratique,
ils ont fait souffrir leur peuple et d’autres peuples du monde.
Dans ce contexte, il est possible d'identifier Charles Darwin comme
étant l’un des principaux responsables de la violence de la deuxième
guerre mondiale.
Le professeur Jerry Bergman décrivit l'effet du
darwinisme sur la deuxième guerre mondiale de la façon suivante:
Il est évident que les idées darwinistes ont
eu un impact énorme sur la pensée et la pratique allemandes… En
fait, les idées darwinistes ont eu une influence énorme sur le
commencement de la deuxième guerre mondiale, la perte de 40 millions
de vies et le gaspillage de 6 trillions de dollars. Fermement
convaincu que l'évolution était vraie, Hitler s'est perçu comme
le sauveur moderne de l'humanité… En cherchant à élever une race
supérieure, le monde le considérerait comme l'homme dirigeant
l'humanité vers un niveau d’évolution également supérieur. (Marshall
Hall, Hitler, Lenin, Stalin, Mao et al: The Role of Darwinian
Evolutionism in Their Lives, http://www.fixedearth.com/hlsm.html)
Bien sûr, il exista d'innombrables guerres dans
le monde avant que Darwin n’avança sa théorie. Mais, ces théories
offrirent à la guerre pour la première fois une justification scientifique
fallacieuse. Max Nordau attira l'attention sur l’effet négatif que
Darwin eut sur le concept de la guerre dans un article intitulé
The Philosophy and Morals of War (La philosophie et les morales
de la guerre), qui fit du reste des remous en Amérique:
La plus grande autorité idéologique pour tous
les partisans de la guerre est Darwin. Depuis que la théorie
de l'évolution a été promulguée, ils peuvent couvrir leur barbarie
naturelle avec le nom de Darwin et déclarer leurs instincts sanguinaires
les plus intimes comme étant le dernier mot de la science. (Max
Nordau, The Philosophy and Morals of War, North American
Review 169 (1889):794 cité par Richard Hofstadter dans Social
Darwinism in American Thought, Boston: Beacon Press, 1955,
p.171)
Ce n'est pas une coïncidence qu'après un 19ème
siècle modelé par les idées d’idéologues matérialistes tels que
Darwin, Marx et Freud, lui succède un 20ème siècle d’une
violence encore inégalée. Le darwinisme a servi de base théorique
et soi-disant scientifique à un monde où les despotes qui considéraient
la guerre indispensable au développement de l’humanité ont tué un
total de 60 millions de personnes entre les deux guerres mondiales.
Les néonazis
Bien que les dirigeants fascistes comme Hitler
et Mussolini, les organisations nazies (SA, SS, Gestapo) et les
"Chemises Noires" de Mussolini ne semblent aujourd'hui
plus qu’être un mauvais souvenir du passé, des organisations néonazies
arborant leurs idées sont toujours actives. Durant ces dernières
années en particulier, des mouvements racistes et fascistes se sont
éveillés dans plusieurs pays européens. Le néonazisme allemand vient
en tête de ces mouvements.
Les néonazis sont des hooligans chômeurs, des drogués
et des types sanguinaires; ils possèdent toutes les caractéristiques
de la mentalité fasciste. Un article concernant les néonazis montre
la façon dont ils sont attirés par le sang et la violence:
Le sang, l’honneur et le fanatisme… Il est possible
de résumer les valeurs auxquelles sont attachés les membres du
groupe fasciste Olympia par ces trois mots. Aujourd'hui, l'organisation
compte 35.000 membres. Dans leurs yeux seulement peut être perçu
ce désir excessif de grandir. (Tempo Magazine, 14 juillet 1991)
 |
| Recently the attacts of Neo-Nazis
have increased. |
Les Néonazis sont aussi sous l'influence des idées
darwinistes, comme l’étaient leurs "ancêtres" Hitler et
les autres dirigeants nazis. Sur les pages Internet créées dans
le but de propager le racisme et le nazisme, il se trouve des mots
élogieux au sujet de Darwin, car il sert d’inspiration à tous les
mouvements et idées néonazis. Sur leurs sites, ils avancent que
le darwinisme doit être accepté sans avoir à être prouvé.
Les attaques et les meurtres commis par les néonazis
sont d’une violence extrême. Ils prennent plaisir à tuer les gens
en les brûlant, à les effrayer et à torturer les enfants; les Turcs
sont leurs cibles principales. Les néonazis révèlent leur haine
et hostilité envers les Turcs partout sur leurs sites Internet et
mettent cette haine en pratique dans leurs actions. La déclaration
suivante au sujet des Turcs a paru sur un site néonazi:
Par exemple, si j’en avais le pouvoir aujourd'hui,
j'aimerais voir une grande partie des Turcs dans des chambres
à gaz. (http://chefsseite.tsx.org/)
Le nom duquel les néonazis tirent leur hostilité
envers les Turcs est encore une fois Charles Darwin. Les néonazis
croient fournir une justification soi-disant scientifique à leur
haine contre les Turcs en citant les assertions fausses et absurdes
de Darwin. A la fin de ce chapitre, vous verrez certains sites Internet
néonazis qui louent Darwin et répètent les expressions qu'il a utilisées
en les appliquant à la nation turque.
La violence des néonazis à l'égard des Turcs et
des autres peuples a récemment augmenté. Le journal quotidien turc,
le Sabah, daté du 12 août 2000, présente une liste des attaques
néonazies durant l'été 2000:
- En juin, les fenêtres de la mosquée El Rahman dans la ville
de Gera dans l'Etat de Thüringen ont été brisées.
- Deux cocktails molotov ont été jetés dans une mosquée turque
dans la petite ville d'Eppingen de l'Etat de Baden-Württemberg.
- Un cocktail molotov a été jeté dans la mosquée verte dans le
quartier d’Utersen à Pinneberg.
- Un bâtiment où vivaient des Turcs a été mis à feu à Memingen.
- A Bocholt, un café turc et un bâtiment où vivaient des Libanais
ont été incendiés. Quatorze personnes ont été blessées, dont l’une
gravement.
- Dans la ville Chemnitz, dans l’Est de l’Allemagne, un irakien
bébé de sept mois a été jeté par terre. Le bébé s'est blessé au
visage en heurtant le béton. (Le quotidien Sabah, 12 août 2000)
Il y a eu des incidents encore plus graves dans
le passé proche. En s’inspirant de l'hostilité de Darwin contre
les Turcs, les néonazis ont organisé une attaque contre les Turcs
à Möln en novembre 1992. Plus tard, en 1993, cinq Turcs furent brûlés
par des néonazis à Solingen. (San Francisco Examiner, 1 avril
1997) La presse a décrit cet assaut comme étant "l'attaque
raciste la plus sanglante de toute l'histoire allemande depuis l'ère
nazie". Des attaques de la sorte se multiplièrent dans les
années qui suivirent. Les maisons des Turcs furent incendiées, des
Turcs furent battus et blessés. Des attaques semblables prirent
aussi place en Hollande. Lors d'un assaut dirigé contre les Turcs,
une femme et ses cinq enfants furent tués. Les gens qui participèrent
à la cérémonie de deuil reçurent des lettres de menace comportant
des svastikas.
Ces incidents ne sont qu’une partie des assauts
racistes que subissent les Turcs. Les attaques et les meurtres perpétrés
par ces groupes fascistes, héritiers de Darwin et des fascistes
comme Hitler, continuent encore aujourd’hui. Des mesures légales
ne seront pas suffisantes pour mettre un terme aux attaques de ces
groupes inhumains. L'unique façon de les freiner est de livrer une
guerre idéologique sérieuse en plus d’appliquer des mesures légales.
Les atrocités commises par ces gens qui voient le racisme comme
une loi de la nature ne se termineront pas tant que les idées darwinistes
ne seront pas scientifiquement détruites.
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