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L'ISLAM POUR LES DÉBUTANTS
LE VERITABLE ISLAM
L’Islam interdit le meurtre des innocents
Selon l’Islam tuer des innocents est un péché
capital, et quiconque commet un tel acte endurera de terribles tourments
dans l’au-delà:
… C’est pourquoi Nous avons prescrit
pour les enfants d’Israël que quiconque tuerait une personne
non coupable d’un meurtre ou d’une corruption sur terre,
c’est comme s’il avait tué tous les hommes. Et
quiconque lui fait don de la vie, c’est comme s’il faisait
don de la vie à tous les hommes. Nos messagers sont venus
à eux avec des signes évidents. En dépit de
cela, beaucoup d’entre eux se mettent à commettre des
excès sur la terre. (Coran, 5: 32)
Comme nous pouvons le lire dans le verset ci-dessus,
tuer une personne innocente est considéré comme tuer
toute l’humanité. Dans un autre verset, l’importance
qu’attachent les croyants à la vie est exprimée
en ces termes:
Ceux qui n’invoquent pas d’autre dieu
que Dieu et ne tuent pas la vie que Dieu a rendue sacrée,
sauf à bon droit, qui ne commettent pas de fornication, quiconque
fait cela encourra un châtiment. (Coran, 25: 68)
Dans un autre verset encore, Dieu révèle
le commandement suivant:
Dis: "Venez je vais réciter ce que
votre Seigneur vous a interdit: ne Lui associez rien, soyez bienfaisants
envers vos parents, ne tuez pas vos enfants par crainte de la pauvreté.
Nous vous nourrissons tout comme eux. N’approchez pas des
turpitudes ouvertement ou en cachette. Ne tuez qu’en toute
justice la vie que Dieu a fait sacrée. Voilà ce que
Dieu vous recommande de faire, peut-être userez-vous de votre
intelligence. (Coran, 6: 151)
Tout musulman qui a une foi sincère en Dieu,
qui tient compte de Ses saints versets, et qui craint de souffrir
dans l’au-delà, évitera de faire du tort ne
serait-ce qu’à une seule personne parce qu’il
sait que Dieu est le Seigneur de la justice éternelle, et
que chacun sera rétribué en fonction de tous ses actes.
Dans l’un des hadiths, notre Prophète (paix et bénédiction
sur lui) fit la liste des catégories de personnes déplaisant
à Dieu: "Ceux qui agissent cruellement et injustement
sur les terres saintes, ceux qui aspirent à suivre les ignorants,
et ceux qui répandent à tort le sang humain."
(Boukhari)
L’Islam commande l’équité
aux croyants
La moralité islamique prescrit aux fidèles
d’être justes dans tous les gestes du quotidien, que
ce soit pour prendre une décision, pour parler ou pour travailler,
ou pour toute autre chose. Les commandements de Dieu, et la sunna
du Prophète (pbsl), décrivent cette conception de
la justice d’une façon très détaillée.
Tous les messagers cités dans le Coran ont apporté
la paix et la justice aux peuples auxquels ils étaient envoyés
avec leurs recommandations. Les prophètes permettaient également
aux croyants de moins souffrir de la cruauté et du despotisme.
Comme Dieu nous le dit dans un verset:
A chaque communauté un messager, et lorsque
le messager vint tout se décida en équité entre
eux. Ils ne furent point lésés. (Coran, 10: 47)
La caractéristique essentielle dans la compréhension
de la justice en l’Islam est le fait qu’il ordonne la
justice en toutes circonstances, même si la personne concernée
est un proche. Dans un autre verset Dieu dit ceci:
Ô les croyants! Observez strictement la justice
et soyez des témoins comme Dieu l’ordonne, fût-ce
contre vous-mêmes, contre vos père et mère ou
proches parents. Qu’ils soient riches ou pauvres, Dieu pourvoira
à leurs besoins. Ne suivez donc les passions et ne déviez
pas de la vérité. Si vous portez un faux témoignage,
ou si vous le refusez, Dieu est parfaitement Connaisseur de ce que
vous faites. (Coran, 4: 135)
Comme ce verset nous le dit, ni les richesses
ni le statut social de la personne concernée ne doivent être
pris en compte par le croyant. Ce qui importe c’est l’égalité
entre tous, que personne ne soit traité injustement, et que
les versets de Dieu soient appliqués scrupuleusement. Voilà
comment cette idée est exprimée dans un autre verset:
Ô les croyants! Soyez intègres envers
Dieu, et soyez des témoins équitables. Et que la haine
pour un peuple ne vous incite pas à être injustes.
Soyez justes, cela est plus proche de la piété. Craignez
Dieu. Dieu est parfaitement connaisseur de ce que vous faites. (Coran
5: 8)
Dans ce verset, Dieu exhorte les fidèles
à agir toujours avec justice, y compris avec leurs ennemis.
Aucun musulman ne peut spontanément prendre une décision
en se basant sur des faits antérieurs, par exemple si cette
même personne lui avait fait du tort ou l’avait laissé
dans une situation critique auparavant, ou parce que c’est
un ennemi personnel. Si les protagonistes sont réellement
coupables, le musulman doit agir avec bonté et leur exposer
la probité ordonnée par Dieu.
Dieu a révélé les commandements
suivants aux croyants:
Dieu ne vous défend pas d'être bienfaisants
et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour
la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures. Car
Dieu aime les justes. (Coran, 60: 8)
Il les a informés quant au genre de relations
qu’ils doivent entretenir avec les autres communautés.
Ces versets sont les bases réelles du regard que doit porter
le musulman sur toutes les autres communautés. L’attitude
que doit avoir un musulman envers les autres, ne dépend pas
du caractère de ses interlocuteurs mais des messages du Coran.
Leur détermination dans cet objectif est révélée
en ces termes:
Parmi ceux que Nous avons créés,
il y a une communauté qui guide selon la vérité
et par celle-ci exerce la justice. (Coran 7: 181)
Voilà d’autres versets du Coran qui
traitent de la justice:
Certes, Dieu vous commande de rendre les dépôts
à leurs ayants droit, et quand vous jugez entre des gens,
de juger avec équité. Quelle bonne exhortation que
Dieu vous fait! Dieu est, en vérité, Celui qui entend
et qui voit tout. (Coran, 4: 58)
Dis: "Mon Seigneur a commandé
l'équité. Que votre prosternation soit exclusivement
pour Lui. Et invoquez-Le, sincères dans votre culte. De même
qu'Il vous a créés, vous retournez à Lui. (Coran,
7: 29)
Certes, Dieu commande l'équité,
la bienfaisance et l'assistance aux proches. Et Il interdit la turpitude,
l'acte répréhensible et la rébellion. Il vous
exhorte afin que vous vous souveniez (Coran, 16: 90)
Il est établi dans le Coran que lorsqu’on
juge une personne, on ne doit accorder aucune importance ni à
sa religion, ni à sa race, ni à son sexe. En effet,
l’Islam soutient l’égalité des sexes et
des races. Notre Prophète (pbsl) a dit: "Tous les hommes
descendent du Prophète Adam, et le Prophète Adam provient
de la terre." (Ibn Mace, Menassik, p. 84) Il voulait ainsi
souligner qu’il n’existe aucune différence entre
les races. Des qualités telles que la couleur de peau, le
statut social, les richesses matérielles, ne confèrent
de supériorité à personne.
Partout dans le monde, des personnes sont maltraitées
à cause de leur race, de leur langue ou de la couleur de
leur peau. Cependant d’après le Coran, si Dieu a créé
des différents tribus et peuples, c’est parce qu’ils
doivent apprendre à se connaître. Toutes les tribus
et nations sont les serviteurs de Dieu, et doivent chercher à
se rapprocher les unes des autres et apprendre leurs différences
culturelles, que ce soit la langue, les coutumes, les talents. L’un
des objectifs de l’existence de ces différentes nations
et races c’est la richesse culturelle, et non les guerres
et les conflits. Tous les véritables croyants sont conscients
que seule la piété élève au rang supérieur,
autrement dit la crainte et la confiance absolue en Dieu. Comme
le dit Dieu dans le Coran:
Ô hommes! Nous vous avons créés
d'un mâle et d'une femelle, et Nous avons fait de vous des
nations et des tribus, pour que vous vous entreconnaissiez. Le plus
noble d'entre vous, auprès de Dieu, est le plus pieux. Dieu
est certes Omniscient et Grand-Connaisseur. (Coran, 49: 13)
Dans un autre verset nous pouvons lire ceci:
Et parmi Ses signes la création des cieux
et de la terre et la variété de vos idiomes et de
vos couleurs. Il y a en cela des preuves pour les savants. (Coran,
30: 22)
Lorsque nous étudions l’histoire de
l’Islam, nous trouvons de nombreux exemples où les
croyants agissaient avec une grande justice envers les autres races.
L’Islam s’est développé à une vitesse
incroyable sur un territoire immense, englobant l’Afrique,
l’Asie, et l’Europe. C’est ainsi qu’une
grande partie du monde connut la beauté de la morale musulmane
par le biais des conquêtes. Toutes les races, les nations,
les structures sociales et toutes les régions ont été
touchées par l’Islam qui a rassemblé des millions
de gens et les a liés avec un sentiment de fraternité
que le monde n’avait jamais connu auparavant.
Le Professeur Hamilton Alexander Rossken Gibb est
l’un des plus éminents islamologues du monde. Dans
son livre Whither Islam (Où va l’Islam?) il décrit
le point de vue de l’Islam sur les autres races:
Aucune autre société n’a rencontré
autant de succès en rassemblant autant de races différentes
sous le même statut, avec les mêmes opportunités,
et les mêmes efforts … L’Islam a toujours la capacité
de réconcilier des éléments raciaux et traditionnels
qui semblent irréconciliables. Si jamais les oppositions
des grandes sociétés orientales et occidentales devaient
être remplacées par la coopération, l’Islam
en tant que médiateur est indispensable. (H.A.R. Gibb, Whither
Islam, London, 1932, p. 379. http://bama.ua.edu/~msa/islam.html)
La moralité musulmane a pour objectif de
construire une société sur les bases de la fraternité,
de la paix, de la liberté et de la sécurité.
C’est pour cela que toutes les communautés qui ont
côtoyé l’Islam ont abandonné leurs attitudes
répressives, cruelles et agressives, et ont bâti à
la place une société fondée sur la paix. De
nombreux historiens occidentaux ont révélé
ces faits dans leurs ouvrages et ont constaté combien l’Islam
a affecté, et cela de façon positive et en profondeur,
les peuples qui l’ont approché. Dans son livre The
Making of Humanity (La création de l’humanité),
le Professeur Robert Briffault expose la relation que la société
occidentale entretenait avec l’Islam:
Les idées qui ont inspiré la Révolution
Française, la Déclaration des Droits de l’Homme,
qui ont aidé à la rédaction de la Constitution
Américaine et qui ont enflammé cette bataille pour
l’indépendance de l’Amérique Latine (et
partout ailleurs) ne sont pas une invention de l’Occident.
Elles trouvent leur ultime inspiration et leurs sources dans le
Saint Coran.
(Prof. Robert Briffault, The Making of Humanity,
http://www.tolueislam.com/Bazm/Shahid/SM_012.htm)
Les vérités exprimées dans
les extraits ci-dessus nous indiquent comment la moralité
musulmane a enseigné aux gens la paix, la tolérance,
la justice au cours des siècles. De nos jours nous recherchons
tous un tel modèle, et il n’y a pas de raison qu’une
telle culture n’émerge pas à nouveau. Ce qui
est indispensable à l’être humain c’est
de vouloir vivre avec la moralité du Coran, elle doit se
vivre individuellement avant que chacun s’attelle à
la faire connaître aux autres. Lorsque les préceptes
du Coran commencent à être appliqués, chacun,
du plus modeste au plus aisé, ressentira de la tolérance,
de l’amour, du respect, et de l’indulgence; ainsi la
société entière sera apaisée.
Les musulmans utilisent des mots bienveillants
afin d’inviter l’humanité aux principes de l’Islam
Chaque musulman a le devoir d’inviter les
autres aux principes de l’Islam et de leur parler de l’existence
de Dieu et des preuves de Sa création. Dieu Lui-même
a révélé cette responsabilité dans l’un
des versets: Que soit issue de vous une communauté
qui appelle au bien et ordonne le convenable, et interdit le blâmable.
Ce seront eux qui réussiront. (Coran, 3: 104) Il a
également révélé la manière idéale
d’inviter à Ses principes:
Par la sagesse et la bonne exhortation appelle
au sentier de ton Seigneur, et discute avec eux de la meilleure
façon. Ton Seigneur connaît le mieux celui qui s’égare
de Son sentier. Et c’est Lui qui connaît le mieux ceux
qui sont guidés. (Coran, 16: 125)
Une parole agréable et juste, et un pardon
valent mieux qu’une aumône suivie de paroles insultantes.
Toutes les richesses appartiennent à Dieu, et Il est indulgent.
(Coran, 2: 263)
Les véritables croyants sont conscients
de cette responsabilité décrite ainsi dans le verset:
"Ils croient en Dieu et au Jour Dernier,
ils ordonnent le convenable et interdisent le blâmable et
concourent aux bonnes œuvres. Ceux-là sont parmi les
gens de bien." (Coran, 3: 114) Dès lors ils invitent
les personnes qui les entourent, leurs amis, leurs parents, leurs
proches et toutes autres personnes qu’ils peuvent approcher
à croire en Dieu, à Le craindre et à adopter
une moralité irréprochable. Cette belle description
du musulman est ainsi révélée dans le verset
qui suit:
Les croyants et les croyantes sont alliés
les uns des autres. Ils commandent le convenable et interdisent
le blâmable, accomplissent la salat et acquittent la zakat,
et ils obéissent à Dieu et à Son messager.
Voilà ceux auxquels Dieu fera miséricorde. Dieu est
Tout Puissant et le Plus Sage. (Coran, 9: 71)
Ce verset est explicite quant à la responsabilité
des croyants qui se doivent – tout au long de leur vie sur
cette terre – expliquer l’honnêteté aux
autres et être eux-mêmes des modèles d’intégrité,
ils doivent recommander les bonnes actions et conseiller leur entourage
afin qu’ils s’éloignent du mal. Dieu recommande
aux croyants de s’exprimer avec de bonnes paroles: "Et
dis à Mes serviteurs d’exprimer les meilleures paroles,
car le diable sème la discorde parmi eux. Le diable est certes
pour l’homme un ennemi déclaré." (Coran,
17: 53) Les bonnes et mauvaises paroles sont ainsi décrites
dans une métaphore de la sourate Ibrahim:
N’as-tu pas vu comment Dieu propose en parabole
une bonne parole pareille à un bel arbre dont la racine est
ferme et la ramure s’élançant dans le ciel?
Il donne à tout instant ses fruits, par la grâce de
son Seigneur. Dieu propose des paraboles à l’intention
des gens afin qu’ils s’exhortent. Et une mauvaise parole
est pareille à un mauvais arbre déraciné de
la surface de la terre et qui n’a point de stabilité.
Dieu affermit les croyants par une parole ferme, dans la vie présente
et dans l’au-delà. Tandis qu’Il égare
les injustes. Et Dieu fait ce qu’Il veut. (Coran, 14: 24-27)
Il est clairement dit que celui qui souhaite vivre
une vie vertueuse doit encourager les autres à en faire autant,
que celui qui désire le règne du bien doit travailler
pour le propager, que celui qui aimerait voir les gens agir en fonction
de leur bonne conscience doit les encourager sur cette voie, que
celui qui s’oppose à la cruauté doit prévenir
ceux qui s’engagent dans la violence, en bref quiconque souhaite
que la moralité règne doit appeler les autres à
la respecter. Cependant, il est très important de se souvenir
qu’en lançant cette invitation, seul Dieu inspire à
tout être de devenir musulman, et nous fait dire les bonnes
paroles qui permettent de toucher les cœurs. Dieu a révélé
que notre Prophète (pbsl) a toujours traité les gens
avec bienveillance, cela était dû à son noble
caractère et à son exceptionnelle moralité
et Il a recommandé à l’humanité entière
de le prendre pour modèle.
L’Islam enjoint la solidarité et la
coopération entre les peuples
Dieu a enjoint ceci dans le Coran:
Ô les croyants! Ne profanez ni les rites
du pèlerinage de Dieu, ni le mois sacré, ne les animaux
du sacrifice, ni les guirlandes, ni ceux qui se dirigent vers la
Maison sacrée cherchant de leur Seigneur grâce et agrément.
Une fois désacralisés, vous êtes libres de chasser.
Ne laissez pas la haine pour un peuple qui vous a obstrué
la route vers la Mosquée sacrée vous inciter à
transgresser. Entraidez-vous dans l’accomplissement des bonnes
œuvres et de la piété. Ne vous entraidez pas
dans le péché et la transgression. Craignez Dieu,
Dieu est dur en punition. (Coran, 5: 2)
Ce verset dit explicitement que les croyants ne
luttent que pour le bien. Ils croient fermement en ces paroles de
Dieu: … de tout ce que vous faites de bien,
Dieu en est omniscient. (Coran, 4: 127) et n’oublient
jamais qu’ils seront récompensés par Dieu pour
tout ce qu’ils auront accompli. Dieu révèle
qu’une entraide satisfaisante doit se faire dans le cadre
"du bien et de la piété". Dans le Coran,
le sens de la bonté est également explicité:
La bonté pieuse ne consiste
pas à tourner vos visages vers le Levant ou le Couchant.
Mais la bonté pieuse est de croire en Dieu, au Jour Dernier,
aux Anges, au Livre et aux Prophètes, et de donner son bien
quelqu’amour qu’on en ait, aux proches, aux orphelins,
aux nécessiteux, aux voyageurs indigents et à ceux
qui demandent l’aide et pour délier les jougs, d’accomplir
la salat et d’acquitter la zakat. Ceux qui remplissent leurs
engagements lorsqu’ils se sont engagés, ceux qui sont
endurants dans la misère, la maladie et quand les combats
font rage, les voilà les véridiques et les voilà
les vrais pieux. (Coran, 2: 177)
 |
| L’amour,
la miséricorde, la coopération, le don de soi,
la tolérance et le pardon, voilà les plus importantes
qualités acquises par le biais de l’Islam. |
La véritable bonté est donc plutôt
différente de celle perçue généralement
dans nos sociétés. Les personnes qui n’appliquent
pas la moralité du Coran, considèrent les bonnes actions
comme des actes de secours conférés à une autre
personne, comme une faveur qu’on accorde lorsqu’on en
a l’envie. Les bonnes actions de ce genre se limitent en général
à donner une pièce à un mendiant dans la rue,
céder son siège à une personne âgée
dans le bus.
Comme nous avons pu le constater dans le verset
cité plus haut, la bonté décrite dans le Coran
est un concept qui régit la vie entière du croyant,
et est une obligation qui doit être remplie tout au long de
sa vie, et pas seulement lorsque l’envie ou le souvenir de
faire une bonne action se présente à lui. Le musulman
est un serviteur qui détient l’authentique sincérité,
qui vient au secours des démunis et des nécessiteux,
même lorsque lui-même se trouve dans le besoin, en leur
donnant jusqu’aux choses qu’il affectionne (Coran: 76:
8), parce qu'il y a un droit aux mendiants et aux pauvres dans leurs
biens (Coran, 51: 19). Dieu a révélé qu’il
incombe à tout musulman de prêter assistance, d’aider
son prochain, et de faire de bonnes actions. Lorsqu’un musulman
vient à l’aide d’une personne il le fait sans
condition aucune. Un croyant est prêt à faire n’importe
quel sacrifice afin d’encourager les autres à faire
le bien tout comme il doit le faire lui-même. Il n’attend
rien en retour, il désire uniquement gagner la satisfaction
de Dieu. Dieu décrit ainsi un tel comportement de la part
des croyants:
C’est pour le visage de Dieu que nous vous
nourrissons: nous ne voulons de vous ni récompense ni gratitude.
Nous redoutons, de notre Seigneur, un jour terrible et catastrophique.
(Coran, 76: 9-10)
Le musulman sait que Dieu est le Seigneur de la
justice infinie, et il se souvient sans cesse que son bon comportement
lui vaudra d’être récompensé dans l’au-delà
à la mesure de ses actions. Il n’oublie pas non plus
que la vie ici-bas est uniquement transitoire et que sa véritable
résidence se trouve auprès de Dieu. C’est parce
que Dieu nous rappelle cette inéluctable fin, et demande
à tous d’agir de manière à gagner Son
agrément.
Et nous n'avons créé les cieux et
la terre, et ce qui est entre eux, que pour une juste raison. Et
l’Heure [sans aucun doute] arrivera, alors pardonne donc d’un
beau pardon. (Coran, 15: 85)
Adorez Dieu et ne Lui donnez aucun associé.
Assignez avec bonté envers vos père et mère,
les proches, les orphelins, les pauvres, le proche voisin, le voisin
lointain, le collègue et le voyageur, et les esclaves en
votre possession. Dieu en vérité n’aime pas
le présomptueux ou l’arrogant. (Coran, 4: 36)
La récompense qu’obtiendront ceux
qui se comportent agréablement est révélée
en ces termes dans les versets, et est une grande nouvelle pour
toute l’humanité:
Ceux qui croient et font de bonnes
œuvres, Nous ne laissons pas perdre la récompense de
celui qui fait du bien. (Coran, 18: 30)
Lorsqu’on demandera à
ceux qui étaient pieux: "Qu’a fait descendre votre
Seigneur?" Ils diront: "Un bien!" Ceux qui font de
bonnes œuvres auront un bien ici-bas, mais la demeure de l’au-delà
est certes meilleure. Combien merveilleuse sera la demeure des pieux.
Les jardins du paradis, où ils entreront et sous lesquels
coulent les ruisseaux, ils auront là ce qu’ils voudront.
C’est ainsi que Dieu récompense les pieux. (Coran,
16: 30-31)
L’Islam nous enjoint de faire le bien et
d’éviter le mal
Ô vous qui croyez! Si vous craignez Dieu,
Il vous accordera la faculté de discerner (le mal du bien),
et vous effacera les mauvaises actions et vous pardonnera. Dieu
est nul doute le Détenteur de l’immense grâce.
(Coran, 8: 29)
Les musulmans sont tout à fait conscients
de ce qui est bien et mal comme il est explicité dans le
Coran, et passent leur vie entière à mettre en pratique
cette connaissance. Cependant ils portent sur leurs épaules
une autre responsabilité d’une grande importance, en
effet ils doivent inviter tout le monde à voir la vérité
et à éviter le mal, et à appliquer la moralité
du Coran. C’est pour cela que les croyants passent leur vie
entière à répéter à ceux qui
les entourent la différence entre le bien et le mal. Dieu
a ordonné ceci aux croyants: Que soit
issue de vous une communauté qui appelle au bien, ordonne
le convenable, et interdit le blâmable. Car ce seront eux
qui réussiront. (Coran, 3: 104)
De plus dans le Coran Dieu souligne que ceux qui
se conforment à Sa volonté sont de loin meilleurs
que les autres:
Vous êtes la meilleure communauté
qu’on ait fait surgir pour les hommes. Vous ordonnez le convenable,
interdisez le blâmable et croyez à Dieu. Si les gens
du Livre croyaient ce serait meilleur pour eux. Il y en a qui ont
la foi, mais la plupart d’entre eux sont des pervers. (Coran,
3: 110)
 |
| L’Islam nous
ordonne de protéger les pauvres, les orphelins, les
démunis et d’être bienveillant avec les
autres. |
Les croyants n’accomplissent pas uniquement
ce devoir coranique à l’égard de ceux qui ignorent
la différence entre le bien et le mal, et qui n’ont
aucune connaissance religieuse, mais également à l’égard
des croyants mêmes. En effet les gens ne commettent pas uniquement
des méfaits par ignorance mais parfois par oubli, par erreur,
et parfois aussi à cause de leurs désirs terrestres.
Ceci étant le cas, les croyants encouragent à faire
du bien et préviennent tout mauvais agissement en se rappelant
les uns aux autres les commandements du Coran. Ils se rappellent
entre eux que, seuls mériteront le paradis, ceux qui auront
fait le bien et auront accompli avec dévotion leurs obligations
religieuses dans ce monde. Que ceux qui n’ont pu s’empêcher
de pécher subiront les tourments de l’enfer. Cette
formidable responsabilité signifie que jamais ils ne ressentent
de la lassitude ou du découragement, et ils continuent d’avertir
les autres, avec de l’amour et de la compassion, quelles que
soient les erreurs qu’ils ont pu commettre. Cela est dû
au fait que dans de nombreux versets Dieu révèle qu’Il
aime les patients, et demande à Ses fidèles d’être
patients lorsqu’ils appliquent la moralité du Coran.
Voilà les termes qu’Il utilise dans Ses versets:
Ô les croyants! Cherchez secours
dans l’endurance et la salat. Dieu est avec ceux qui sont
endurants. (Coran, 2: 153)
Sauf ceux qui sont endurants et font
de bonnes œuvres. Ceux-là obtiendront le pardon et une
grosse récompense. (Coran, 11: 11)
L’Islam nous ordonne de rendre le mal par
le bien
La bonne action et la mauvaise ne
sont pas pareilles. Repousse le mal par ce qui est meilleur, et
voilà que celui avec qui tu avais une animosité devient
tel un ami chaleureux. (Coran, 41: 34)
Repousse le mal par ce qui est meilleur.
Nous savons très bien ce qu’ils décrivent. (Coran,
23: 96)
Comme nous pouvons le constater par ces versets,
Dieu a promis aux croyants qu’aussi longtemps qu’ils
adopteraient une attitude agréable, face à des personnes
qui sont dans l’erreur, ils seront assurés d’avoir
des résultats positifs. Il est même souligné
que même si on a affaire à un ennemi, le croyant peut
établir une amitié chaleureuse avec lui. Dans la façon
de concevoir la compassion il est indispensable d’assimiler
la notion de répondre au mal par le bien. Lorsqu’il
remarque qu’une personne se comporte de telle façon
qu’elle déplaît à Dieu, le croyant doit
avant tout visualiser les conséquences que devra subir cette
personne dans l’au-delà, puis il doit l’approcher
avec tolérance et humilité, évitant de s’enorgueillir.
Les croyants peuvent rencontrer différents
types de personnalité au cours de leur vie. Malgré
cela ils ne doivent pas changer leur vision de la moralité
en fonction de l’attitude des gens qu’ils rencontrent.
Les autres peuvent railler ou utiliser des termes déplaisants,
ils peuvent se mettre colériques ou même violents.
Cependant le véritable croyant restera poli, humble et complaisant.
Il ne répondra pas aux injures par d’autres injures.
Il ne se moquera pas de celui qui se moque de lui, ni fera face
à la colère par la colère. Il sera patient
et indulgent. Lorsqu’il affrontera des propos insultants,
par son bon comportement il symbolisera la bonne moralité,
tandis que sa gentillesse inaltérable rendra tout honteux
l’autre. Ainsi est la moralité que notre Prophète
(pbsl) nous a recommandée. Dans l’un des hadiths il
dit: "Soyez indulgents, afin que les autres vous montrent
de l’indulgence." (Ahmad) Dans un autre hadith, il
s’exprime en ces termes aux croyants: "Aucun d’entre
vous ne doit appartenir à cette catégorie de personnes
faibles qui dit ‘J’accompagne d’autres personnes.
Si les autres se comportent bien, alors moi aussi. Si les autres
se comportent mal, alors moi aussi.’ Au contraire vous devez
contrôler vos passions pour faire du bien si les autres en
font, et pour ne pas vous comporter injustement si les autres agissent
mal." (Tirmidhi).
Dans le Coran, Dieu a demandé à notre
Prophète (pbsl) de pardonner la trahison de certains enfants
d’Israël:
… ils oublient une partie de ce qui leur
a été rappelé. Tu ne cesseras de découvrir
leur trahison, sauf d’un petit nombre d’entre eux. Pardonne-leur
donc et oublie. Dieu aime les bienfaisants. (Coran, 5: 13)
Dans ce verset donc, Dieu ordonne à notre
Prophète (pbsl) d’être clément, même
face à la trahison de certains membres des enfants d’Israël.
On ne doit pas non plus oublier que la piètre moralité
d’une quelconque personne ne peut en aucun cas justifier sa
propre mauvaise conduite. Chaque individu est seul responsable de
ses actions devant Dieu. Mieux, face à quelqu’un qui
a une mauvaise attitude, rester bon, aimant et de grande moralité
est, selon le Coran, le signe qu’on est d’une moralité
supérieure. En effet cela révèle le degré
de dévotion du croyant pour Dieu. Un verset nous révèle
quelle sera la récompense d’une telle attitude:
A ceux qui agissent en bien est réservée
la meilleure récompense et même davantage! Nulle fumée
noircissante, nul avilissement ne couvriront leurs visages. Ceux-là
sont les gens du paradis où ils demeureront éternellement.
(Coran, 10: 26)
L’Islam ordonne aux croyants d’être
toujours indulgents
L’un des signes majeurs de la bienveillance
est la capacité à pardonner. Voici comment Dieu, dans
le Coran, appelle Ses serviteurs à montrer de la clémence:
Accepte ce qu’on t’offre de raisonnable,
commande ce qui est convenable et éloigne-toi des ignorants.
(Coran, 7: 199)
Certaines personnes peuvent trouver cela difficile
à appliquer, mais c’est une attitude qui sera récompensée
aux yeux de Dieu. On peut se laisser gagner par la colère
et refuser de pardonner une erreur. Mais Dieu a révélé
aux croyants qu’il est meilleur de pardonner, et Il leur a
recommandé cette moralité:
La sanction d’une mauvaise action est une
mauvaise action identique. Mais quiconque pardonne et réforme,
son salaire incombe à Dieu. (Coran, 42: 40)
Dans un autre verset de cette même sourate,
Dieu révèle que "celui qui
endure et pardonne, cela en vérité, fait partie des
bonnes dispositions et de la résolution dans les affaires"
(Coran, 42: 43) et souligne là que c’est une
forme de moralité très supérieure. Dans les
mots "que les détenteurs de richesses
et d’aisance parmi vous ne jurent pas de ne plus faire de
dons aux proches, aux pauvres, et à ceux qui émigrent
dans le sentier de Dieu. Qu’ils pardonnent et absolvent. N’aimez-vous
pas que Dieu vous pardonne? Dieu est Pardonneur et Miséricordieux"
(Coran, 24: 22), Dieu encourage les croyants à tenir
compte de leur propre situation lorsqu’il s’agit de
pardonner. Parce que chacun souhaite le pardon, la protection et
la miséricorde de Dieu pour lui-même. De la même
façon nous espérons être pardonnés par
les autres dans le cas où nous commettrions une erreur. Dieu
a ainsi ordonné au croyant de traiter son prochain comme
il voudrait que celui-ci le traite dans le cas contraire. C’est
une énorme responsabilité, qui encourage les croyants
à être indulgents les uns envers les autres. Notre
Prophète (pbsl) a incité les croyants à pardonner
en ces termes: "Dieu a toujours élevé aux
rangs les plus importants tout homme qui a su pardonner l’injustice
et la cruauté." (Ahmad)
Parce que les croyants savent qu’eux-mêmes
ne sont jamais à l’abri des erreurs, ils se montrent
indulgents avec les autres, car les versets du Coran qui traitent
du repentir montrent clairement que ce qui est essentiel ce n’est
pas de ne pas commettre une faute mais plutôt la détermination
à ne plus la refaire, dès lors qu’on est conscient
d’avoir fauté:
Dieu accueille seulement le repentir de ceux qui
font le mal par ignorance et qui aussitôt se repentent. Voilà
ceux de qui Dieu accueille le repentir. Dieu est Omniscient et Sage.
(Coran, 4: 17)
En prenant en compte ces conditions qui mettent
en évidence la sincérité de tout individu,
les croyants sont indulgents et bienveillants avec autrui. Si une
personne commet un péché et se repent sincèrement
par la suite, alors nul n’a le droit de juger pour les méfaits
commis avant. De plus, même si les croyants ont absolument
raison et que les autres ont totalement tort, ils n’ont alors
aucun scrupule à pardonner. Car Dieu recommande une telle
attitude afin d’être un exemple de droiture:
[Les pieux] qui dépensent dans l’aisance
et dans l’adversité, qui dominent leur rage et pardonnent
à autrui – car Dieu aime les bienfaisants – (Coran,
3: 134)
Lorsqu’il s’agit de pardon, les croyants
ne différencient pas les petites erreurs des grandes, et
ne mesurent pas la taille du pardon en fonction de la faute. Quelqu’un
peut avoir commis une erreur qui peut avoir causé la mort
d’une personne, ou une grande perte financière, provoquant
alors de sévères dégâts chez autrui.
Malgré tout, le croyant sait que tout est la volonté
de Dieu et que rien ne se fait sans Sa permission, et que les évènements
relèvent de Son destin, et par conséquent ils s’en
remettent à Dieu dans de tels cas; ils ne ressentent aucune
colère personnelle.
Prenons le cas d’une personne qui a transgressé
la loi coranique et dépassé les limites instaurées
par Dieu. Même dans ce cas, seul Dieu peut juger le comportement
de cette personne. Cela signifie que le croyant n’a jamais
à juger ou à refuser le pardon pour qui que ce soit
et quelle que soit l’affaire. Si une personne est sincèrement
désolée et repentante, seul Dieu la rétribuera.
En fait Dieu a révélé dans de nombreux versets
qu’Il pardonnera toutes les erreurs de Ses croyants, s’ils
se repentent sincèrement, qu’à l’exception
de ceux qui Lui auront associé des partenaires. Parce que
les croyants ne peuvent savoir cela, ils ne font que pardonner,
tel que Dieu leur a demandé, et si le Coran considère
un sujet particulier, alors, éclairés par ces versets,
les croyants traitent celui qui a commis une erreur en fonction
de ce qui leur a été révélé.
L’Islam exige des êtres humains un
comportement bienveillant
Dieu éprouve une tendresse infinie pour
les croyants; Il est clément, protecteur et bon. Il est le
Bienveillant et le Miséricordieux, qui a mis à la
disposition de l’homme toutes les grâces de l’univers,
Il l’a soutenu en lui envoyant des messagers qui lui ont révélé
le droit chemin. Il destine tous les hommes à être
Ses sincères serviteurs, au moyen de Ses révélations,
lesquelles sont individuellement des guides de cette juste voie.
Notre Seigneur est al-Halim (le Très Clément), al-Adl
(l’Equitable), al-Afuww (l’Indulgent), al-Barr (le Bienfaisant),
al-Ghaffar (le Tout-Pardonnant), al-Hafiz (Celui qui garde), al-Karim
(le Tout-Généreux), al-Latif (le Subtil-Bienveillant),
ar-Ra'uf (le Très-Bienveillant, à la miséricorde
extrême), at-Tawwâb (Celui qui accepte le repentir),
et al-Wahhab (Celui qui donne toute subsistance sans attendre de
retour).
Les croyants sont conscients qu’ils sont
sous la protection de Dieu, et qu’Il les entoure de Sa bonté
infinie et Sa compassion. C’est pour cette raison qu’ils
ont tant envie de devenir ce serviteur qui Lui plait, et de mériter
Son paradis et Sa miséricorde. Comme nous l’avons constaté
auparavant, l’une des qualités qui distingue les croyants
est le fait qu’ils sont emplis d’amour et de compassion.
Un musulman est également un être qui se comporte avec
une grande courtoisie et traite les gens avec bienveillance. La
nature bienveillante de notre Prophète (pbsl), est un exemple
que Dieu a donné à tous Ses croyants:
C’est par quelque miséricorde de la
part de Dieu, que tu as été si doux envers eux. Mais
si tu étais rude, au cœur dur, ils se seraient enfuis
de ton entourage. Pardonne-leur donc, et implore pour eux le pardon,
et consulte-les à propos des affaires. Puis une fois que
tu t’es décidé confie-toi à Dieu. Dieu
aime ceux qui Lui font confiance. (Coran, 3: 159)
Ce verset nous rappelle combien le caractère
bienveillant de notre Prophète (pbsl) a positivement influencé
les gens, et que cela a servi à les rendre encore plus loyaux
à son égard. D’autres prophètes bien
aimés sont cités dans le Coran comme exemple pour
leur caractère bienveillant. L’un d’entre eux
étaient Chuaïb, qui fut envoyé au peuple de Madyan.
Un verset narre comment les gens l’accueillirent: "…
Tu es sans aucun doute l’indulgent, le bien-guidé."
(Coran, 11: 87) Le Prophète Abraham est aussi, pour
tous, un modèle de moralité supérieure. Dans
le Coran Dieu nous le décrit comme étant sensible,
bon, et plein d’amour. Voici le verset en question:
Abraham ne demanda pardon en faveur de son père,
qu’à cause d’une promesse qu’il lui avait
faite. Mais dès qu’il apparut clairement qu’il
était un ennemi de Dieu, il le désavoua. Abraham était
plein de sollicitude et indulgent (Coran, 9: 114)
Abraham était longanime, implorant et repentant
(Coran, 11: 75). Dieu a ordonné aux croyants de toujours
se comporter de la meilleure des manières, de parler avec
douceur, et d’être agréables avec les autres.
Les envoyés de Dieu se comportent comme Il leur a commandé,
et ne font aucune concession sur leur bonne moralité. Par
exemple, Dieu a appelé en ces termes Moïse, qui est
allé au devant de l’un des plus odieux et cruels souverains
de tous les temps: le Pharaon.
Pars toi et ton frère, avec Mes prodiges,
et ne négligez point de M’invoquer. Allez vers Pharaon:
il s’est vraiment rebellé. Mais parlez-lui gentiment,
peut-être se rappellera-t-il ou Me craindra-t-il. (Coran,
20: 42-44)
Les versets cités ci-dessus sont un rappel
important pour l’humanité. Il est du devoir de chacun
de vivre pleinement et intégralement la moralité révélée
par le Coran, et d’adopter celle des prophètes. Le
Coran suggère et définit l’homme modèle.
C’est celui qui est très proche de toutes les créatures
de Dieu, qui exprime son amour de la meilleure des façons,
ouvert aux compromis et à la tolérance, celui qui
ne parle jamais durement même dans les circonstances les plus
éprouvantes, qui fait des sacrifices avec joie et de plein
gré. C’est celui qui cherche et désire toujours
le meilleur pour les autres, qui met de coté ses intérêts
personnels, qui souhaite pour les autres ce qu’il souhaite
pour lui-même, toujours prêt à offrir son aide
en cas de besoin, et qui refuse toute forme de méchanceté.
C’est là sans aucun doute, et précisément
le modèle de personnalité que l’humanité
recherche.
L’Islam soutient la liberté des cultes.
Lorsqu’il s’agit d’évoquer
la croyance, l’Islam offre la liberté totale, et cela
dans un langage on ne peut plus clair. Tel a été toujours
le cas, depuis les premiers temps de la révélation
de l’Islam jusqu’à nos jours. Cela fait parties
des fondements de la moralité musulmane. Les versets à
ce sujet sont sans équivoque:
Nulle contrainte en religion! Le bon chemin s’est
distingué de l’égarement. Donc, quiconque mécroit
au rebelle tandis qu'il croit en Dieu saisit l'anse la plus solide,
qui ne peut se briser. Et Dieu est Audient et Omniscient. (Coran,
2: 256)
Selon la moralité de l’Islam, chacun
est libre de choisir sa croyance, et personne ne peut forcer qui
que ce soit. Le musulman se doit de parler d’Islam et d’expliquer
l’existence de Dieu, de dire que le Coran est le livre de
Sa révélation, que le Prophète Mohammad (pbsl)
était Son représentant; il doit évoquer l’au-delà,
le Jour du Jugement, et les beautés de la moralité
musulmane. Toutefois son rôle se limite à expliquer
la religion. Dans un des versets, Dieu informe notre Prophète
qu’il est seulement un messager:
Par la sagesse et la bonne exhortation appelle
au sentier de ton Seigneur. Et discute avec eux de la meilleure
façon. Ton Seigneur connaît le mieux celui qui s’égare
de Son sentier. Et c’est Lui qui connaît le mieux ceux
qui sont bien guidés. (Coran, 16: 125)
 |
| D’après
la moralité de l’Islam, on est libre de choisir
la croyance qu’on veut.
|
Un autre verset fait état de ceci: "Dis
'La vérité émane de votre Seigneur; quiconque
le veut qu’il croie, et quiconque le veut qu’il mécroie.'
…" (Coran, 18: 29) Et notre Seigneur appelle le
Prophète en ces termes: "Il se peut
que tu te consumes de chagrin parce qu’ils ne sont pas croyants!"
(Coran, 26: 3) Dieu rappelle également au Prophète
ceci: "Nous savons mieux ce qu’ils
disent. Tu n’as pas pour mission d’exercer sur eux une
contrainte. Donc, rappelle par le Coran celui qui craint Ma menace."
(Coran, 50: 45)
Lorsqu’on explique à une personne
ce qu’est l’Islam, le droit chemin révélé
par Dieu, celle-ci croit de son plein gré, et prend sa décision
sans aucune pression de la part de qui que ce soit. Les gens sont
libres de faire le bon ou mauvais choix. S’ils font le mauvais
choix, ils en assumeront les conséquences dans l’au-delà.
Concernant ce sujet, les versets du Coran sont très clairs
et sont un rappel:
Si ton Seigneur l’avait voulu, tous ceux
qui sont sur la terre auraient cru. Est- ce à toi de contraindre
les gens à devenir croyants? (Coran, 10: 99)
Prenons l’exemple de deux personnes: l’une
vient à la foi immédiatement après qu’un
croyant lui a expliqué les choses, tandis que l’autre
se moque et prend un ton agressif. La première personne peut
user de sa conscience et décider de passer le restant de
sa vie à vouloir plaire à Dieu, tandis que la seconde
peut faire ce que les négateurs firent et répondre
de façon insultante à des paroles agréables.
Cependant ce déni ne fera en aucun cas désespérer
ou souffrir la personne qui l’a invité sur le droit
chemin. Dieu assure ceci dans un verset:
Mais la plupart des gens ne sont pas croyants malgré
ton désir ardent. Tu ne leur demandes aucun salaire pour
cela. Ce n’est là qu’un rappel adressé
à l’univers. (Coran, 12: 103-104)
Il est important de relever ici le fait que quelle
que soit la réaction de l’autre, la personne qui invite
à se conformer au Coran doit persévérer à
montrer le genre de moralité qui plait à Dieu, elle
doit refuser de faire une quelconque concession là dessus,
et s’en remettre à Dieu. Dans ces mots: Et ne discutez
que de la meilleure façon avec les gens du Livre, sauf ceux
d'entre eux qui sont injustes. Et dites: "Nous croyons en ce
qu'on a fait descendre vers nous et descendre vers vous, tandis
que notre Dieu et votre Dieu est le même, et c'est à
Lui que nous nous soumettons." (Coran, 29: 46), Dieu nous dit
comment Sa religion doit être expliquée: de la meilleure
des façons.
Nous ne devons pas oublier que chaque événement,
qu’il soit petit ou grand, intègre une place dans la
lumière du destin crée par Dieu, et c’est Lui
qui montre le droit chemin à toute personne qui est invitée
à croire en Lui. C’est pour cette raison que les croyants
ne ressentent aucun tourment devant le comportement de ceux qui
refusent de croire en Lui. Des exemples sont cités dans le
Coran. Dans le verset: "Tu vas peut-être
te consumer de chagrin parce qu'ils se détournent de toi
et ne croient pas en ce discours!" (Coran, 18: 6), Dieu
dit au Prophète de ne pas se tourmenter lorsque ceux qu’il
appelle à croire, refusent de le faire. Dans un autre verset
il est dit: "Tu ne diriges pas celui que
tu aimes: mais c'est Dieu qui guide qui Il veut. Il connaît
mieux cependant les bien-guidés." (Coran, 28: 56) Cela
signifie que l’invitation qu’on lance, les mots agréables
ainsi que tous les détails qu’on peut donner ne pourront
avoir d’effet que si telle est la volonté de Dieu.
La seule responsabilité du croyant est d’appeler
les gens à croire au Coran. Il n’est en rien concerné
ni par le refus des athées à abandonner leurs habitudes,
ni par la façon qu’ils ont de se jeter eux-mêmes
dans les tourments de l’enfer. Notre Seigneur a dit à
notre Prophète (pbsl) la même chose:
Certes, Nous t'avons envoyé avec la vérité,
en annonciateur et avertisseur. On ne te demande pas compte des
gens de l'Enfer. (Coran, 2: 119)
Dieu a donné à l’homme la raison
et la conscience. Les messagers et les livres divins qui leur ont
été révélés leur ont montré
le droit chemin, et c’est pour cela que les gens sont responsables
de leur propre choix. On ne peut vivre la moralité islamique
que si on est sincèrement décidé à l’appliquer,
en s’en remettant à Dieu, et en écoutant sa
conscience, qui nous exhorte toujours à faire ce qui est
juste. Obliger quelqu’un à croire c’est transgresser
la moralité de l’Islam. En effet ce qui importe vraiment
c’est lorsque l’individu décide de se soumettre
d’elle-même à Dieu, avec son cœur, et une
foi sincère. Si un système contraint la population
à croire et à avoir la foi, alors ces gens deviennent
religieux uniquement par crainte du système. Sur le plan
religieux, on ne peut tolérer qu’une seule chose: vivre
dans un environnement où la conscience est absolument libre
de ses choix. C’est ce que Dieu a révélé
au Prophète (pbsl):
Eh bien, rappelle! Tu n'es qu'un rappeleur et tu
n'es pas un dominateur sur eux. Sauf celui qui tourne le dos et
ne croit pas, alors Dieu le châtiera du plus grand châtiment.
Vers Nous est leur retour. Ensuite, c'est à Nous de leur
demander compte. (Coran, 88: 21-26)
Comme nous l’avons souligné plus haut,
l’Islam permet à chacun de faire ses propres choix
concernant la religion, et il ordonne de respecter les autres religions.
Même si quelqu’un décide de croire en ce qui
est défini comme une superstition dans le Coran, il a toujours
le droit de vivre en paix et en sécurité dans des
pays musulmans, et il peut en toute liberté accomplir ses
obligations religieuses. Dieu avait ordonné à notre
Prophète de dire à ceux qui L’ignoraient:
Je n'adore pas ce que vous adorez. Et vous n'êtes
pas adorateurs de ce que j'adore. Je ne suis pas adorateur de ce
que vous adorez. Et vous n'êtes pas adorateurs de ce que j'adore.
A vous votre religion, et à moi ma religion. (Coran, 109:
2-6)
Selon la moralité de l’Islam, chacun
est libre de faire ce que sa propre croyance lui impose. Nul ne
peut empêcher qui que ce soit à accomplir ces devoirs
religieux, ni obliger qui que ce soit à adorer à sa
manière. C’est violer les principes de la moralité
de l’Islam, et inacceptable par Dieu. Lorsque nous étudions
l’histoire de l’Islam, on y voit émerger un modèle
de société dans laquelle chacun est libre d’adorer
et d’accomplir les obligations en fonction de la particularité
de la croyance choisie. C’est ainsi que les monastères,
les églises, les synagogues et les lieux de cultes des Gens
du Livre sont décrits dans le Coran comme étant sous
la protection de Dieu:
… Si Dieu ne repoussait pas les gens les
uns par les autres, les ermitages seraient démolis, ainsi
que les églises, les synagogues et les mosquées où
le nom de Dieu est beaucoup invoqué. Dieu soutient, certes,
ceux qui soutiennent (Sa religion). Dieu est assurément Fort
et Puissant. (Coran, 22: 40)
Nombreux sont les exemples de ce genre dans la
vie de notre Prophète (pbsl). Le Prophète dit aux
chrétiens qui étaient venus le voir de prier dans
sa propre mosquée, et il le leur laissa pour leur culte.
(Ali Bulac, Cagdas Kavramlar ve Duzenler [Conceptions et Ordres
Contemporains], Iz yayincilik, 16ème édition, Istanbul,
1998, p. 241). Du temps des califes qui ont succédé
au Prophète, la tolérance envers les autres croyances
était maintenue. Lorsque Damas fut pris, une église
qui avait été transformée en mosquée
fut divisée en deux parties, afin que les chrétiens
puissent prier dans une moitié et les musulmans dans l’autre.
(Ali Bulac, Cagdas Kavramlar ve Duzenler [Conceptions et Ordres
Contemporains], Iz yayincilik, 16ème édition, Istanbul,
1998, p. 241)
L’Islam ordonne de ne pas se montrer indulgent
face à la tyrannie
Les musulmans ne demeurent jamais silencieux face
à une tyrannie, qu’ils la voient, l’entendent
ou même l’apprennent par d’autres. Leur bienveillance,
qui découle de la moralité du Coran les conduit à
s’opposer à toute forme de tyrannie, de cruauté
ou d’oppression, pour défendre les opprimés
et mener une guerre d’idées en leur nom. Qu’il
s’agisse de leurs meilleurs amis ou d’étrangers
avec lesquels ils n’ont ni une quelconque relation ni un intérêt
commun, ils se comportent résolument afin d’éviter
toute oppression. Ils voient là une occasion de gagner la
satisfaction de Dieu et d’appliquer la moralité du
Coran. Parce que le croyant a une conscience très sensible,
sa conception de la bienveillance ne lui permettra jamais de fermer
les yeux sur une injustice ou une atrocité si petite soit-elle.
Tout d’abord, il se positionne en première ligne de
cette moralité veillant à ne pas commettre la moindre
injustice ou à ne pas devenir tyrannique envers qui que ce
soit. Lorsqu’il voit quelqu’un d’autre se mal
comporter, sa conscience ne lui laisse aucun répit jusqu’à
ce qu’il ait résolu le problème. En effet, dans
un cœur bienveillant il ne peut y avoir de place pour l’ignorance,
l’oubli et la mésestime de la tyrannie.
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La tolérance, le compromis, le pardon, l’amour,
le don de soi et la joie sont les sentiments qui domineront
dans une société où les valeurs islamiques
gouverneront chaque geste du quotidien.
|
Les peuples ignorants n’agissent pas avant
que la tyrannie soit à leur propre porte. Cette façon
de penser découle du fait qu’ils oublient ou dénient
que dans l’au-delà ils seront face à face avec
toutes les bonnes actions qu’ils auront accomplies et la bonne
moralité qu’ils auront adoptée ici-bas. Tandis
que les croyants eux sont conscients du déroulement des événements,
et c’est ce qui les poussera à traiter même le
parfait inconnu avec une grande gentillesse et à tout faire
pour le protéger de la tyrannie. Même si personne d’autres
ne les soutient, ils se mettront en commun toutes leurs forces pour
empêcher la malveillance. Bien que les gens qui ont un comportement
différent fassent partie de la majorité, leur manque
de conscience et d’attention ne déteint jamais sur
les vrais croyants. Les musulmans savent que dans l’au-delà
on leur demandera de rendre des comptes concernant ce qu’ils
ont fait pour empêcher le mal. Ils n’oublient jamais
qu’ils n’auront pas d’échappatoire en disant:
"Je ne l’ai pas vu ou entendu, ou je n’avais jamais
réalisé que cela se passait…", et seuls
en réchapperont ceux qui auront écouté les
exhortations de leur conscience. Comme il est révélé
dans le Coran, les gens seront mis, chacun seul, en présence
de Dieu (Coran, 19: 80), questionné et appelé à
rendre des comptes pour leur actions dans ce monde. Ceux qui auront
font du bien, qui se seront rebellés contre toute forme de
cruauté, qui auront combattu le mal, et seront restés
sur le chemin de Dieu, s’attendront à une récompense
de Dieu pour leur efforts. Dieu fait mention de cela dans un autre
verset:
Non, mais quiconque soumet à Dieu son être tout en
faisant le bien, aura sa rétribution auprès de son
Seigneur. Pour eux, nulle crainte, et ils ne seront point attristés.
(Coran, 2: 112)
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